Chaque terme est redéfini ici hors de son contexte, de façon autonome : c'est le bloc que l'on relit la veille d'un examen. Le lien renvoie à la section qui l'introduit et le met au travail.
65 termes
Accélération angulaire
Variation de la vitesse angulaire divisée par la durée, en degrés par seconde carrée (°/s²). L'équivalent angulaire de l'accélération.
Nombre de degrés balayés par un segment au cours d'un mouvement, complété par le sens de rotation (horaire ou anti-horaire). L'équivalent angulaire du déplacement. En évaluation articulaire, le terme — souvent noté ROM (range of motion) — désigne l'étendue totale de mouvement dont une articulation est capable.
Angle formé entre deux segments adjacents (l'angle du coude entre bras et avant-bras, celui du genou entre cuisse et jambe), en degrés (°). L'équivalent angulaire de la position.
Ligne fixe autour de laquelle s'effectue une rotation. Aux articulations, c'est l'axe autour duquel tourne le segment (le genou pour la jambe, la hanche pour la cuisse).
Étude de la structure et de la fonction des systèmes biologiques par les méthodes de la mécanique (Hatze, 1974). En clair : l'étude des forces et de leurs effets sur le vivant.
Biomécanique à l'échelle du corps entier : étude du mouvement humain et des forces qui s'y appliquent. Deux finalités : améliorer la performance sportive ; préserver ou restaurer la santé (prévention des blessures et des troubles, rééducation).
Mesurer → interpréter → cibler → intervenir → re-mesurer. Démarche professionnelle qui transforme une intuition en décision argumentée, vérifiée par la mesure.
Le point d'application de la résultante du poids : tout se passe comme si le poids du corps s'appliquait en ce point, alors qu'il s'exerce en réalité sur chaque atome de matière. « Centre de gravité » en est le synonyme courant ; sur Terre, les deux coïncident.
Branche de la biomécanique qui décrit le mouvement (positions, distances, vitesses, accélérations, angles) sans considérer les forces qui l'ont causé. C'est l'étude des effets.
La résultante des forces exercées sur un corps est égale au produit de sa masse par son accélération (F = m·a) ; l'accélération produite a la même direction et le même sens que cette résultante.
Schéma où l'on isole le corps étudié et où l'on dessine toutes les forces externes qui s'exercent sur lui. On n'y représente jamais ni les forces internes, ni les forces que ce corps exerce sur d'autres.
Orientation géométrique selon laquelle s'effectue un mouvement ou agit une grandeur vectorielle : la droite le long de laquelle on se déplace. Le sens précise vers laquelle des deux extrémités de cette droite on va. Dans un plan, direction et sens sont portés par les signes des écarts Δx et Δy.
Valeurs habituellement mesurées dans un groupe de référence (même âge, même sexe…). C'est l'écart à ces valeurs — et l'amplitude d'une perte rapportée au temps (de combien, en combien de temps) — qui constitue une véritable alerte, pas une valeur isolée.
L'étude des corps dont le mouvement change sous l'effet des forces (résultante non nulle). À ne pas confondre avec la cinétique, qui nomme l'ensemble de l'étude des forces : statique et dynamique en sont les deux régimes.
Relevé d'une grandeur (position, vitesse…) à intervalles de temps réguliers : le phénomène mesuré est découpé en une suite de valeurs que l'on peut analyser segment par segment. Principe général de la mesure du mouvement.
Action mécanique exercée par un objet sur un autre ; elle peut modifier le mouvement du corps qui la reçoit ou provoquer sa déformation. Unité : le newton (N). Elle se décrit toujours en nommant les deux corps : « la force exercée par … sur … ».
Force exercée sur le corps étudié par quelque chose d'extérieur à lui, une fois ses limites délimitées. Seule une force externe peut modifier le mouvement d'ensemble de ce corps.
Force exercée entre les éléments du corps étudié (les muscles sur les os, pour une personne entière). Les forces internes réorganisent les segments du corps étudié, mais ne modifient pas son mouvement d'ensemble. La même force peut être interne ou externe selon le corps qu'on délimite.
Jugement qualitatif fourni par les sens et la mémoire. Utile comme signal d'alerte, mais non quantifiée, influencée par le contexte, infidèle dans le temps et non transmissible.
Propriété d'un corps : sa tendance à conserver son état de mouvement, repos ou mouvement rectiligne uniforme. Elle dépend de la masse : plus la masse est grande, plus le corps résiste au changement.
Niveau de contrainte au-delà duquel la déformation d'un corps devient irréversible (terme des physiciens : limite d'élasticité), jusqu'au point de rupture. Appliquée aux tissus : au-delà de cette limite, la déformation devient une blessure (élongation, déchirure, fracture).
Valeur d'une grandeur, obtenue par un protocole défini. Reproductible (le même protocole redonne une valeur proche), transmissible (elle garde le même sens pour tous, partout, dans le temps) et comparable (à des mesures antérieures et aux valeurs de référence).
Combinaison d'une translation et d'une ou plusieurs rotations. C'est le cas de la plupart des mouvements humains : à la marche, le corps se translate grâce à des segments qui tournent.
Mouvement en ligne droite, à vitesse constante : l'état que conserve un corps en mouvement tant que la résultante des forces qui s'exercent sur lui est nulle.
Inclinaison de la courbe : la variation verticale (de vitesse) rapportée à l'avancée horizontale (de temps). La pente de la courbe de vitesse est l'accélération.
La force gravitationnelle exercée sur un corps : P = m·g. C'est une force, mesurée en newtons (N) ; elle dépend de la gravité du lieu. À ne pas confondre avec la masse (kg), qui ne change pas selon le lieu.
L'endroit où la force s'exerce sur le corps qui la reçoit. Pour une force de contact répartie sur une surface, on trace une seule flèche, au centre de la surface.
Accélération nulle → vitesse constante (que l'on soit à l'arrêt ou lancé) · accélération constante et non nulle → vitesse qui croît linéairement (cas de la chute libre).
La somme de toutes les forces appliquées à un corps : la force unique qui remplacerait toutes les autres. Elle seule détermine ce qui arrive au mouvement d'ensemble du corps.
Mouvement où le corps ou un segment tourne autour d'un axe : tous les points tournent du même angle, dans le même temps, mais parcourent des distances d'autant plus grandes qu'ils sont éloignés de l'axe.
Contrainte exercée sur une structure biologique (cellule, fibre, tendon) par une force. À l'échelle de la cellule musculaire, elle est l'un des principaux stimulus de l'hypertrophie.
Mouvement où tous les points du corps parcourent la même distance, dans la même direction, en même temps ; l'orientation du corps ne change pas. Rectiligne si la ligne suivie est droite, curviligne si elle est courbe.
Troisième loi de Newton (principe d'action-réaction)
Lorsqu'un corps A exerce une force sur un corps B, le corps B exerce simultanément sur A une force de même intensité, de même direction et de sens opposé.
Flèche menant du point de départ au point d'arrivée : son intensité est la distance en ligne directe, sa direction et son sens donnent l'orientation du déplacement. Un vecteur est une grandeur qui possède une intensité, une direction et un sens ; un scalaire n'a qu'une intensité.